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vendredi 29 janvier 2016




Les premiers « skis » on  a priori été utilisés 4000 ans avant JC dans les pays nordiques. Ce matériel a été amélioré tout au long des siècles pour devenir les skis que nous connaissons aujourd’hui.

Le vrai début du ski...

Les peuples installés en montagne après les périodes glaciaires devaient endurer des conditions d’enneigement extrêmes qui devaient leur causer de grandes difficultés de déplacement d’où la nécessité de créer des « engins» pour y faire face. Les premières gravures rupestres nous renseignent sur l’existence de skis vers 4000 ans avant JC.
Les raquettes, les patins à neige puis des planches sommaires ont traversés les siècles avant de devenir réellement des skis à la fin du 19ème siècle.
 Les formes, les dimensions et les matières se sont transformées au gré des lieux et des cultures pendant des siècles jusqu’à ce que l’accroissement du nombre des pratiquants incite les techniciens à fabriquer professionnellement différents types de skis. Les besoins de la clientèle des sports d’hiver, puis des sportifs, ont considérablement évolués et donc nécessité durant près d’un siècle, d’énormes progrès de construction qui ont conduit à l’industrialisation de la production.
A partir de 1910, le ski devient un équipement de loisir.

Premières compétitions

La deuxième guerre mondiale va bien entendu freiner la production de skis « touristiques » pour se concentrer sur une production militaire. De nombreuses troupes d’élite en montagne vont se servir de skis pour se déplacer et engager des batailles, telle La Bataille des Alpes,  durant le conflit 1939-1945. La randonnée à peau de phoque appelée aujourd’hui ski alpinisme s’est beaucoup développée à cette période.
Skis et raquettes


 Malgré tout, les fabricants ne cesseront pas les études pendant cette période et à compter de 1950 la structure même du ski va fortement évoluer et propulser des entreprises telles que Rossignol au premier rang mondial des fabricants de ski.

Le monoski

Le ski n’a que peu évolué dans son principe si ce n’est pour l’adaptation à des usages spécifiques : on a d’abord conçu des skis plus larges et plus longs pour le saut, puis plus étroits pour le fond avant que n’apparaissent des spécialisations plus précises pour le slalom, la descente et le kilomètre lancé. Le monoski, ne fera qu’une brève apparition en attendant l’avènement des nouvelles glisses.

La grande aventure "snowboard"

Le transfert du « skate » depuis les villes jusqu’à nos stations a permis une révolution technique et culturelle avec l’apparition de snowboards et de ses dérivés tels que le snow scoot, le skwal, le speed riding et autres engins volants.
Que l’on soit adepte du ski traditionnel ou de nouvelles glisses, le plaisir de la glisse perdure depuis des siècles.
La montagne nous offre le décor ... A nous d'inventer l'histoire qui va avec !"
Nicolas HELMBACHER

                                                                                                              Source : www.skistory.com
Article Laurence Petinot

lundi 28 décembre 2015

Vous les voyez en porte-clés dans toutes les vitrines des magasins de souvenirs de stations et pourtant vous ne connaissez pas forcément leur histoire : Les petits Ramoneurs Savoyards !

C'était ainsi, jadis, qu'on désignait les garçonnets d'une dizaine d'années, tout fluets, qui grimpaient dans les conduits de cheminée, en varappe, afin de les nettoyer.

Passage dans le conduit de cheminée


 Durant la belle saison, ces enfants gardaient les troupeaux sur les pâturages alpestres; aux premières neiges de l'automne, ayant descendu le bétail vers les étables, ils ne trouvaient à s'occuper qu'à de menues besognes. C'était alors qu'un maître ramoneur, vêtu du paletot d'un monsieur qui inspirait confiance, passait par les villages et enrôlait son contingent de jeunes "ramonas". Aux mères, le fringant parleur promettait une poignée d'argent et autant de bouches en moins à nourrir; aux mioches, il assurait le pain et la pitance. Ces arguments, tentants, suffisaient à convaincre les parents indécis : les maisons modestes laissaient partir leurs rejetons vers les pays d'ailleurs.

Les ramoneurs et leur hérisson



Les conditions d'existence des petits Savoyards étaient si pénibles que les maîtres ramoneurs furent souvent comparés à des croque-mitaines, à des trafiquants de négrillons. Le plus ordinairement,ce patron n'était qu'un affreux négrier qui, pour augmenter ses bénéfices, tuait de travail ses jeunes ouvriers et, dans leurs moments de loisir, les obligeait à mendier sur la places publiques. Lorsque, à la nuit, les petits mendiants rentraient au gîte, ils vidaient leurs poches entre les mains du maître: si celui-ci jugeait que la récolte de gros sous n'avait pas été suffisante, il saisissait un bâton et frappait rudement sur les pauvres épaules déjà bleuies de froid, amaigries par les mauvais traitements et les privations de toutes sortes.

Les Petits Savoyards

Ces gamins misérables allaient souvent par deux. Mal fagotés dans des guenilles encroûtées de suie grasse, ils étaient aussi maigrichons qu'un cent de clous et plus noirauds que des diablotins échappées de l'Enfer. Le patron les nourrissait chichement, disait-on, pour que, n'engraissant point, ils pussent facilement se faufiler dans les cheminées. En Savoie, la tradition orale ressasse de cruelles anecdotes à ce propos. On raconte que plusieurs de ces sombres lutins, ayant épuisé leurs forces en journée pour qu'un bon feu chauffât les bourgeois, furent retrouvés au matin du lendemain, morts gelés, dans le recoin d'une grange ouverte à tous vents.



Un ramoneur porte-bonheur


C’est l’aspect joyeux et débrouillard des petites ramoneurs chantant sur les toits qui les a rendus si populaires et les a élevés au rang de porte-bonheur....


mercredi 2 septembre 2015

La Chapelle du Charmaix accueillera ce dimanche 6 septembre l’un des pèlerinages les plus célèbres de Savoie.

Chapelle du Charmaix


L’origine du sanctuaire n’est pas clairement définie mais on racontait que la route qui menait les voyageurs vers l’Italie par les Cols de Vallée étroite ou le Col de La Roue passait sur une passerelle de bois peu solide et qui donnait quelques sueurs froides aux pèlerins qui franchissaient le torrent.
Dès le 15ème siècle le pèlerinage devenu important par sa fréquentation souhaitait que le chemin soit détourné vers un lieu plus facile d’accès, on déplace alors la statue de la Vierge à l’Eglise Paroissiale mais mystérieusement elle est retrouvée à sa place contre le rocher, on décide alors de construire une chapelle au Charmaix.

L’endroit est plus accueillant et les travaux commencent : la statue est emmenée sur place mais le lendemain elle a de nouveau disparu et est retrouvée à son endroit d’origine dans la gorge.

Chapelle du Charmaix


Un ouvrier décide alors d’être attaché à un lot de poutres dédiées aux travaux et  placées près de la construction, on pose près de lui la statue qu’il promet de surveiller toute la nuit. Mais vers minuit il est transporté sur sa poutre par une force invincible et invisible jusqu’à la gorge.

Cette fois il a paru évident qu’il ne fallait pas s’opposer à la volonté de la Vierge : le chantier fut donc commencé à flanc de falaise et malgré des conditions bien périlleuses il fut achevé vers 1427, un magnifique pont de pierre vint terminer l’accès quelques temps plus tard.
  
 De nombreux miracles sont attribués à cette vierge noire et la tradition veut que ce pèlerinage continue chaque année lors du premier dimanche de Septembre (initialement le 8, jour anniversaire de la nativité de la Vierge)
Les pèlerins partent de l’église de Modane et font halte à chacun des 15 oratoires qui
jalonnent le parcours :La dernière station étant la chapelle elle-même.
.

La Vierge Noire

Ce pèlerinage est accessible à tout marcheur. Deux heures de marche environ,
ponctuées de haltes à chaque oratoire.

Alors, si le cœur vous en dit ....

Pèlerinage à Notre Dame du Charmaix Pélerinage à Notre Dame du Charmaix. Un temps à vivre en famille diocésaine (salle prévue en cas de mauvais temps) 7h15 : départ à pied de l'Eglise de Modane
9h00 : méditation au sanctuaire
10h30 : Messe présidée par Michel Euler Vicaire Général
Repas tiré des sacs
14h30 : Animation, suivie de la prière des Vêpres et de la bénédiction du Saint Sacrement

(source : le sanctuaire du Charmaix)

vendredi 10 avril 2015

La ligne Maginot, du nom de l’homme politique et ministre de la guerre André Maginot, est une ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et l’Italie au cours des années 1920 – 1930.

Raisons de la construction de la Ligne Maginot

Après une 1ère guerre mondiale dévastatrice la France se devait de protéger son territoire frontalier en construisant une ligne de fortifications qui fut commencée en 1930. 
  
La ligne Maginot en Maurienne

Dans la vallée de la Maurienne, cette défense s’organise essentiellement autour de l’accès à la vallée autour de Modane avec des gros ouvrages comme le Sapey, le fort de St Gobain, de St Antoine, du Lavoir et du Pas du Roc et de plus petits ouvrages comme les avant-postes d’Arrondaz, des Rochilles et du Fréjus.


Fort du Lavoir et du Pas du Roc

12 ouvrages sont présents sur plusieurs époques de construction.
Le système Séré de Riviére : défense des cols mais vulnérabilité des ouvrages.
On construit donc de nouveaux ouvrages capables de faire face aux obus modernes.
Les Forts du Lavoir et du Pas du Roc sont appelés «  gros ouvrages ».

Les Forts sont fermés à la visite mais vous pouvez les observer soit sur le domaine skiable l'hiver, soit au détour d'une randonnée dès les beaux jours. 


Fortification Lavoir - Valfréjus 


Ouvrage du Lavoir

Mission : Interdiction des débouchés des cols du sud : vallon de la Roue, col de la Vallée Etroite.
Garnison : 225 hommes
Superficie : 3500 m2
Construction : 1931 – 1939. Le casernement que l’on peut voir de la station aujourd’hui tient lieu de fruitière au fromager qui vient s’y installer avec son troupeau de juin à septembre.
Fabrication de Beaufort AOC, beurre, tomme ect…
Visite possible de la fromagerie.

Au cours des combats de 1940, l’ouvrage n’a jamais été au contact des troupes italiennes.
Seul le 21 juin 1940, le fort subi une attaque mais l’artillerie contre-attaque et repousse l’armée italienne sans aucun dommage.
En 2004, le fort du Lavoir est cédé par l’Armée à la Commune de Modane.

Fortification Pas du Roc - Valfréjus 

Ouvrage du Pas du Roc

Mission : Interdiction des débouchés du vallon du Fréjus par le Pas du Roc et le Col d’Arrondaz.
Garnison : 171 hommes
Superficie souterraine : 2500 m2
Construction : 1931 – 1940
Au cours des combats de juin 1940, le GO du Pas du Roc a été particulièrement visé.
L’artillerie italienne a bombardé les blocs de combat français.
Les ouvrages voisins du Lavoir, du Sapey, d’Arrondaz vont défendre l’ouvrage du Pas du Roc.
En septembre 1944, l’ouvrage est perdu par les français dans une contre-attaque allemande Le GO du Pas du Roc sert d’abri aux allemands face aux troupes françaises installées au Lavoir.
Il ne sera évacué qu’à la fin avril 1945 avec le repli de l’armée allemande.



Fortification Pas du Roc - Valfréjus 

jeudi 11 septembre 2014

A Valfréjus ou ailleurs tout bon skieur s’est lancé un jour sur un domaine inconnu avec en poche ce plan de pistes qu’il a froissé et jeté le soir en rentrant. Et pourtant… S’il connaissait l’histoire de ce « petit parchemin » et le travail fourni il en aurait sûrement pris grand soin : des premiers calques crayonnés aux panoramas en couleur, travaillés à la gouache, à l'aérographe ou encore au feutre , Pierre Novat  avait ce talent incroyable de rendre cette représentation unique des domaines skiables : c’était un grand peintre de la montagne enneigée.Disparu en 2007 , Pierre Novat est à l’origine de plus de 250 plans en 35 ans de carrière professionnelle.


C'est en 1962, à Val d'Isère, que le peintre lyonnais eut le "déclic". Depuis, son carnet de commandes n'a jamais désempli. Plans de pistes, panoramiques... les domaines skiables raffolaient de sa vision de la montagne, une vision un peu tronquée, "une réalité vraisemblable", se plaisait-il à dire, destinée à aiguiser l'appétit des skieurs. Un petit vallon traversé par des pistes pouvait, sous ses pinceaux, prendre des proportions un peu décalées de la  topographie, tout comme un gros bourg de montagne sans accès pour les randonneurs pouvait ne devenir qu'un petit point sur la carte.


Pierre Novat dans son atelier

En 1964 il livre le premier dessin des pistes reliées de Tignes-Val d’Isère et s’auto définit comme « panoramiste » . Ses tons pastels se retrouvent  sur  plus de 250 plans de pistes . Même s’il n’a pas fait « que ça », le domaine skiable est resté l’objet de prédilection de Novat. Il saisit tous les détails des pentes, joue avec les ombres et les reliefs, il tord les distances, les directions, les hauteurs et les profondeurs de champ.On pourrait croire à une forme d’hyperréalisme dans la représentation de la montagne et pourtant Pierre Novat a souhaité proposer un plan pour que le skieur puisse se repérer au mieux sur un domaine avec un relief au visuel des plus attractifs. 

Aujourd’hui c’est dans les offices de tourisme ou aux guichets des remontées mécaniques que vous pouvez retrouver ses oeuvres. Un petit « coup de gomme » sur la signalétique et les dessins épurés de Pierre Novat s’illuminent . Dans les années 80, les stations de sports d'hiver s'arrachaient les services de celui qui devint décorateur panoramique, le plus prolifique de France, un peu malgré lui.

Valfréjus
En 1992, c'est à lui que Jean-Claude Killy confia le grand panoramique des Jeux Olympiques d'Albertville, quand la ville savoyarde fut désignée.Quels que soient le domaine skiable, la diversité des versants, la complexité des tracés, Pierre Novat a révolutionné le mode de représentation de la montagne afin que chacun se repère sans souci de piste en piste.

Au-delà de leur fonction pratique, ces dépliants recèlent une véritable œuvre artistique : un petit morceau du trésor des montagnes...

vendredi 21 mars 2014

Peu de chose nous révèle l’origine du nom attribué à cette montagne, le Mont Thabor.
Une hypothèse explique qu'il tire son nom de la montagne sacrée du même nom en Palestine auquel il ressemblerait selon les observations d’un croisé revenu de Terre Sainte.

Le Mont Thabor palestinien a accueilli la transfiguration du Christ, son changement d’apparence corporelle durant quelques instants pendant sa vie terrestre pour révéler sa nature divine à trois apôtres. Le Massif bordant le Mont Thabor porte le nom de Rois Mages avec Balthazar, Melchior et Gaspard.

La seconde hypothèse vient de l’histoire locale. Le premier nom donné au Mont Thabor par les populations était le "Moine de Bissorte" ou "Crêt du Moine".

A Modane, le patronyme "Taburd" ou "Tabor" (forme médiévale de tabour : surnom d’un joueur de tambour) est très répandu dès le Moyen Age. Il n’est donc pas exclu qu’un Tabor de Modane ait donné son nom à la montagne. 

La Chapelle du Thabor : Notre Dame des 7 douleurs.

Les premiers écrits sur la Chapelle du Thabor datent de 1487. La paroisse de Mélèzet est alors responsable de l’entretien du site de la chapelle Notre Dame des sept douleurs située au sommet du Mont Thabor.

La Chapelle du Thabor 
Cet édifice a subi de multiples rénovations avec en 1694 sa reconstruction totale en bois puis en 1897 avec sa modernisation avec d’autres matériaux grâce aux dons des habitants du Mélèzet. La chapelle actuelle date de 1951 où elle a bénéficié d’une importante rénovation permettant aux randonneurs et pèlerins d’y passer la nuit en cas de grosses intempéries.
Les paroissiens du Mélèzet sont aussi à l’origine du chemin de croix de 1860 qui mène à la chapelle, en effet en cette fin du XIXème siècle de nombreuses personnes succombent à une épidémie de typhoïde. Une procession est mise en route pour implorer la protection de la vierge du Thabor. 

La chapelle du Thabor au printemps
Ce pèlerinage a lieu  dès lors chaque année au début du mois d’août rassemblant des randonneurs du Mélèzet, de Névache, de Valmeiniers et de Modane.

Découvrez cette chapelle atypique niché au sommet du Mont Thabor au détour d'une randonnée pédestre. 




mardi 12 novembre 2013

Un peu d’étymologie : Charmaix, avec une racine en "chal" ou  "char",  le mot signifie champs ou prairie.

Pendant des siècles les pâturages du Charmaix ont été un lieu de passage. En effet depuis le hameau on pouvait très rapidement atteindre plusieurs grands cols alpins, le Fréjus ( 2452m), le Col de la Roue( 2550m) ou encore le Col de Vallée Etroite ( 2445m)…

Le Charmaix est resté jusque dans les années 1970 un village d’estive où les modanais et autres provençaux montaient faire paître leurs troupeaux à la belle saison. Les familles qui possédaient des alpages montaient leurs bêtes au Charmaix en été, une véritable vie de village s’installait alors dans le hameaux pendant quelques mois. Les enfants quittaient l’école vers le mois de mai pour aider leurs parents en alpages. Ils ne reprenaient leur cartable qu’à l’automne lorsque le fourrage était descendu du Charmaix et stocké dans les granges du Paquier ou de Loutraz.

Village du Charmaix avant la construction d'Arrondaz
Le village du Charmaix était un lieu très agréable à vivre, au point que la riche famille Jorioz y fit construire une belle demeure secondaire où les demoiselles venaient «  prendre l’air », à l’abri de leurs ombrelles.
Les demoiselles Jorioz en promenade dans les pâturages du Charmaix 

Quand arrive l’hiver, le silence s’installe pour de longs mois dans le petit hameau, troublé seulement par les premiers skieurs équipés de peaux de phoques qui partent à l’assaut des sommets.

Rapidement l’engouement pour le ski alpin se fait de plus en plus fort. Skieurs et skieuses viennent faire leurs premières descentes ( création de la SHMV en 1920 ) . En fin de journée, ils faisaient une pause au Charmaix où ils contaient leurs exploits au café restaurant Ratel ( actuel chalet Les Sarrazins) autour d’un café ou un bol de vin chaud.

Plus tard, dans les années 50 un fil neige est installé dans le village, prémices de la station d’Arrondaz qui voit le jour durant la saison hivernales 1968/1969.


Vue aérienne du Charmaix en 1977 

mardi 22 octobre 2013

Cette année Valfréjus fête ses 30 ans. Faisons un bond en arrière pour revivre ensemble la genèse de la station et ses meilleurs souvenirs....

Un petit retour pour ceux qui s’en souviennent…. avec le télésiège d'Arrondaz qui partait de Fourneaux. 

A la fin des années 60 l’économie modanaise se transforme. La fermeture de certaines usines comme par exemple celle de  St Gobain, est annoncée.

La municipalité se tourne alors vers le développement touristique de Modane et songe à la création d’un domaine skiable équipé de remontées mécaniques, sur le plateau d’Arrondaz.

La principale difficulté est alors l’accès au village du Charmaix… La solution est trouvée par le syndicat intercommunal Modane Fourneaux avec la création en 1968/1969, d’une ligne de télésiège entre Fourneaux et le Charmaix puis un second tronçon depuis le Charmaix jusqu'au Plateau d’Arrondaz.


Le télésiège d'Arrondaz
arrivée du premier tronçon et départ du second
A l'endroit de l'actuelle Place du Thabor

Les travaux débutent en 1968 sur la place de l’église de Fourneaux. Une tranchée est percée au travers de la forêt au-dessus de la gorge du ruisseau du Charmaix.

L’inauguration du télésiège et de la station d’Arrondaz a lieu en février 1969 en présence du ministre Pierre Dumas.
Tout le monde se souvient qu'au départ à Fourneaux, des couvertures étaient distribuées pour mieux supporter les 20 minutes d'ascension !!

Le fameux télésiège de Fourneaux qui amenait les skieurs jusqu'à Arrondaz.
Photo du dessus : Le Charmaix (actuelle Place du Thabor)
Photo de dessous : arrivée au Plateau d'Arrondaz

A partir de 1983, lors de la création de la station de Valfréjus,  la mise en place des télécabines de Punta Bagna donnent un nouvel essor à la commune et au tourisme.
Une station plus moderne s’installe alors au village du Charmaix et les projets immobiliers sortent de terre.

Le départ de Fourneaux n’a alors plus lieu d’être… Le télésiège est démonté juste avant l’ouverture de Valfréjus.
 
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